
Le bokeh en pratique
Trois réglages produisent l'effet. D'abord l'ouverture : à f/1,8, la zone nette autour des yeux se réduit à quelques centimètres. Ensuite la focale : un 85 mm ou un 135 mm écrase davantage l'arrière-plan qu'un 35 mm. Enfin la distance : plus le fond est loin derrière le sujet, plus il fond.
Sur un mariage, c'est ce qui nous permet de faire disparaître un parking, un barnum blanc ou un groupe d'invités qui traverse le champ. Une séance de couple dans les vignes de Gaillac au 135 mm à f/2 réduit les rangs à des bandes de vert et d'or, et il ne reste que les deux visages.
Le bokeh devient spectaculaire quand il y a des points lumineux derrière le sujet : guirlandes du vin d'honneur, lampadaires des quais de la Garonne à la nuit tombée, reflets du soleil sur l'eau. Chaque point devient un disque. La forme de ces disques dépend du nombre de lamelles du diaphragme — neuf lamelles arrondies donnent des cercles, sept lamelles droites donnent des heptagones.
Attention à l'excès : à f/1,2 sur un portrait de couple, un des deux visages sort flou. Nous fermons souvent à f/2,8 dès qu'il y a plus d'une personne.
Questions fréquentes
Un smartphone peut-il faire du bokeh ?+
Le mode portrait simule le flou par logiciel, en détourant le sujet. Le résultat est convaincant sur un visage isolé, mais il se trompe sur les cheveux, les lunettes et les mains. Un vrai bokeh optique n'a pas ces défauts.
Le bokeh dépend-il du boîtier ou de l'objectif ?+
Surtout de l'objectif et de son ouverture maximale. La taille du capteur joue aussi : un capteur plein format donne, à cadrage égal, un flou plus marqué qu'un capteur APS-C.
Faut-il du bokeh sur toutes les photos ?+
Non. Sur une photo de groupe ou un reportage d'entreprise, le décor porte l'information : on ferme le diaphragme pour le garder lisible.
Envie d'un portrait où seul votre visage ressort ? Découvrez nos séances portrait.