
En pratique
Comptez en unités de couverture plutôt qu'en invités. Une photo de table demande une minute, mise en place comprise : douze tables font douze minutes, vingt-cinq tables en font vingt-cinq — et pendant ce temps-là, personne ne photographie la piste, les enfants sous les nappes ou le père du marié qui s'essuie les yeux. Même mécanique au cocktail, où chaque groupe se forme et se défait en moins de deux minutes.
En dessous de 120 invités, un seul photographe boucle la journée sans jamais courir. Entre 120 et 150, le lieu tranche : une salle en enfilade ou un parc étendu multiplient les allers-retours et grignotent le temps utile. Au-delà de 200, le manque ne se voit pas sur les photos livrées, il se voit sur celles qui n'existent pas.
Un cas fréquent renverse complètement le calcul : 90 invités seulement, mais deux préparatifs éloignés, ou une cérémonie et un cocktail qui se chevauchent. Le nombre n'est alors plus le bon critère — c'est la simultanéité.
Le nombre d'invités agit enfin sur les photos de groupe : plus il y a de monde, plus il faut plafonner la liste, sinon le bloc s'étire et les visages se ferment.
À retenir
- Seuil de bascule : 150 convives, systématique au-delà de 200.
- Une table égale une minute : comptez vos tables avant de trancher.
- Deux lieux simultanés justifient un renfort à n'importe quel effectif.
Questions fréquentes
Qui est le second photographe qui vient avec vous ?+
Trois ou quatre confrères de la région avec qui nous travaillons régulièrement, jamais quelqu'un recruté la semaine d'avant. Un seul intervient sur votre date et son nom vous est communiqué environ un mois à l'avance. Nous calons ensemble le placement, les boîtiers et le traitement des fichiers avant le jour J.
Un vidéaste peut-il tenir ce rôle ?+
Non, ce sont deux métiers et deux livrables : filmer ne produit pas les images fixes qui manquent au cocktail. Quand les deux équipes se croisent, nous nous répartissons les angles pendant un briefing de quinze minutes avant la cérémonie, pour ne jamais apparaître dans le champ de l'autre pendant les moments clés.
Les trois situations qui justifient vraiment un renfort, et celles où il n'apporte rien, sont détaillées dans l'astuce un second photographe, est-ce utile.