
Le RAW en pratique
Nous photographions toujours en RAW, sur les deux boîtiers, avec double carte mémoire. La raison est simple : une robe blanche en plein soleil et un costume noir dans l'ombre, sur la même image, dépassent ce qu'un JPEG sait encaisser. Avec un RAW, nous récupérons le détail de la dentelle et celui du tissu sombre au développement.
Concrètement, une journée de mariage produit 2 000 à 3 000 RAW, soit 80 à 120 Go. Nous les sauvegardons sur trois supports distincts dès le retour, avant même de commencer le tri. Puis vient le développement : balance des blancs, exposition, contraste, couleurs, et retouche fine sur les images retenues. C'est ce travail qui donne à toutes vos photos la même tonalité.
Un RAW brut, sorti du boîtier, est terne et un peu gris. C'est normal : il attend son développement. C'est aussi pour ça que nous ne livrons pas les fichiers RAW — un fichier non développé ne représente pas notre travail, et il n'est lisible qu'avec un logiciel spécialisé.
Vous recevez des JPEG haute définition, développés et retouchés, dans votre galerie privée. Ils s'ouvrent partout, s'impriment jusqu'au grand format et pèsent 5 à 15 Mo pièce.
Questions fréquentes
Peut-on obtenir les fichiers RAW de sa séance ?+
Nous ne les livrons pas par principe, comme la plupart des photographes. Pour les besoins particuliers — agence, retoucheur interne d'une entreprise —, cela se discute au moment du devis et fait l'objet d'une ligne spécifique.
Quelle différence concrète entre RAW et JPEG ?+
Le JPEG est déjà développé par le boîtier et compressé : les zones trop claires ou trop sombres sont perdues définitivement. Le RAW garde ces informations et permet de rattraper environ deux diaphragmes dans chaque sens.
Le RAW est-il un format standard ?+
Non, chaque marque a le sien : .CR3 chez Canon, .NEF chez Nikon, .ARW chez Sony. Le DNG est le format ouvert utilisé pour l'archivage à long terme.
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